Maladies animales transfrontalières


Les maladies épidémiques hautement contagieuses qui peuvent rapidement franchir les frontières et toucher à la fois les animaux et les êtres humains représentent des risques socio-économiques et de santé publique considérables.


Les TAD sont très dangereuses car elles menacent l’approvisionnement alimentaire mondial en provoquant la perte de protéines animales et de dérivés animaux, ce qui réduit par conséquent d’autres produits d’origine animale tels que les peaux ou les fibres. De plus, lorsque les personnes sont infectées par des zoonoses, cela affecte également considérablement la productivité humaine.


Des conséquences socio-économiques supplémentaires importantes découlent du coût des examens médicaux et des mesures de prévention, ainsi que des restrictions commerciales qui peuvent résulter des épidémies. Malheureusement, les TAD sévissent principalement dans les nations en développement à faible revenu, où les populations dépendent fortement du bétail, ce qui a un impact très négatif.

Les pays du bassin méditerranéen sont vulnérables à plusieurs TAD en raison de leur emplacement géographique. En particulier, l’état de santé de la population animale dans les pays d’Afrique du Nord est considéré comme critique. L’introduction de l’une de ces maladies transfrontalières dans une population naïve aboutira très probablement à des proportions épidémiques aiguës.


Il semble impossible à l’heure actuelle de contrôler complètement une maladie animale uniquement au niveau national, car de nombreux pays de la région dépendent du statut sanitaire animal de leurs voisins. Par conséquent, l’établissement de systèmes d’alerte précoce et la mise en œuvre adéquate de mesures de contrôle au niveau régional sont nécessaires.


Les stratégies régionales n’impliquent pas de structures et d’autorités supranationales, mais elles reposent essentiellement sur le renforcement des autorités et des structures vétérinaires nationales existantes. De plus, l’approche régionale a de meilleures chances d’attirer l’intérêt des organisations internationales, qui pourraient devenir des participants ou des donateurs.


Le contrôle et la prévention de ces maladies reposent sur des diagnostics rapides et/ou des stratégies de vaccination efficaces. Une meilleure compréhension de la transmission, de la propagation et de la pathogenèse de ces maladies est également nécessaire pour assurer un meilleur contrôle et atténuer les résultats négatifs. Cela nécessitera le développement de modèles in vitro et animaux mieux caractérisés. Des travaux supplémentaires sont également nécessaires pour améliorer l’efficacité et le coût à la fois des diagnostics et des vaccins.


Les pays doivent veiller à la planification de mesures d’urgence et à la préparation, et leurs services vétérinaires doivent être formés pour faire face à ce type de situation. Les agents vétérinaires sur le terrain doivent disposer de l’équipement adéquat pour leur permettre de mener une enquête sur la maladie de manière appropriée et d’envoyer de bons échantillons de diagnostic au laboratoire.


Il existe trois principales lignes de défense contre les maladies animales infectieuses : les stations de quarantaine et les points de contrôle aux frontières, les laboratoires de diagnostic et les systèmes d’épidémiosurveillance.
Les stations de quarantaine et les points de contrôle aux frontières sont considérés comme la première ligne de défense et doivent être sous un contrôle vétérinaire constant et une vigilance accrue. Des stations de quarantaine internes supplémentaires devraient être établies pour contrôler les mouvements des animaux et limiter la propagation des maladies infectieuses et des parasites.
La deuxième ligne de défense est constituée par les laboratoires de diagnostic, car un diagnostic précoce peut prévenir la propagation des maladies et éviter des mesures coûteuses de contrôle et d’éradication. Malheureusement, dans la plupart des pays de la région, il n’existe pas de moyens suffisants pour garantir un diagnostic de laboratoire confirmé d’une maladie suspectée.
Enfin, les systèmes d’épidémiosurveillance sont devenus une nécessité et devraient être développés pour permettre à chaque pays de la région de détecter la présence de la maladie, d’estimer sa prévalence, de surveiller son évolution et son suivi, et d’évaluer les résultats des mesures prises. De plus, une analyse et une évaluation des risques avant l’importation peuvent considérablement renforcer la première ligne de défense.


The role of STOR-Remesa


Fournir aux chercheurs et aux vétérinaires un résumé des détails actuels concernant ces maladies importantes. Pour chaque maladie, nous fournissons un synopsis et son état actuel, les espèces et les zones géographiques affectées par elle, un résumé des modèles de recherche in vitro ou in vivo, et lorsque cela est disponible, des informations concernant la prévention ou le traitement.


À travers ses membres du STC, essayer de garantir le suivi et l’évaluation des activités.


Renforcer la capacité de financement pour les besoins de base de chaque pays de la région en ce qui concerne les installations et le personnel qualifié pour les activités de diagnostic en pathologie générale, bactériologie, virologie, protozoologie et parasitologie. Cela se fera par le biais de la création d’un programme de formation, de l’éducation continue et d’ateliers pour l’ensemble du programme.


Établir et renforcer le réseau entre les laboratoires nationaux pour échanger des connaissances, des techniques, des produits biologiques, des spécialistes et des experts, grâce aux membres de STOR-STC.


Organiser des réunions périodiques entre les représentants et les délégués des services vétérinaires des pays membres de REMESA.


Essayer de financer des projets de recherche concernant:


Enquêtes épidémiologiques pour établir une idée précise de la situation.


Élaboration de programmes de contrôle adaptés aux conditions de chaque pays.


Mise en place d’un réseau de surveillance épidémiologique.


Identification des zones tampons entre les sous-régions et les zones épidémiologiques.