Changements climatiques et maladies


Le changement climatique, qui constitue une grave menace pour la vie, est combattu à l’échelle mondiale par la réduction des émissions, la promotion des énergies renouvelables et la collaboration contre les dangers émergents.


Le bassin méditerranéen, mer fermée à l’environnement fragile, est connu pour être vulnérable et très sensible au réchauffement climatique et est aujourd’hui considéré comme un point focal/point chaud pour le suivi du changement climatique. L’accélération récente des changements climatiques a exacerbé les problèmes environnementaux existants, causés par la combinaison des changements d’utilisation des terres, de l’augmentation de la pollution et du déclin de la biodiversité dans le bassin méditerranéen.


Le changement climatique a un impact direct sur la santé en raison des modifications à long terme des précipitations et des températures, des extrêmes climatiques et des influences multiples sur les systèmes de production alimentaire et les ressources en eau. Il a un impact direct sur la dynamique d’un sous-ensemble de maladies infectieuses, notamment les maladies à transmission vectorielle, certaines maladies transmises par l’eau comme le choléra, et les agents pathogènes transmis par le sol et les aliments. Le climat a également de multiples effets indirects par le biais de facteurs socio-économiques, les inondations pouvant entraver les mesures de lutte contre les maladies en place, y compris la lutte antivectorielle.


Les maladies infectieuses sont principalement transmises par des arthropodes vecteurs, qui sont particulièrement sensibles aux changements climatiques. Les arthropodes sont ectothermes, leur température interne est donc régulée par les conditions environnementales externes. Leur stade de développement larvaire nécessite généralement la présence d’étendues d’eau et/ou des conditions d’humidité spécifiques. Les taux de piqûre des vecteurs ont tendance à augmenter avec la température jusqu’à un seuil supérieur, après quoi ils diminuent. Le développement et la réplication des agents pathogènes transmis par les vecteurs ou dans l’environnement sont également plus rapides à des températures élevées. Le développement et la survie des vecteurs sont donc fortement influencés par les conditions de température.


Plusieurs maladies à transmission vectorielle sont apparues au cours des dernières décennies : par exemple la fièvre du Nil occidental, la fièvre de la vallée du Rift, la tangue bleue, le paludisme, la dengue, le chikungunya, la leishmaniose, la maladie de Lyme, l’encéphalite à tiques et la fièvre hémorragique de Crimée-Congo (FHCC).


Certains craignent que l’augmentation de ces maladies n’entraîne une surutilisation des pesticides et des médicaments vétérinaires, en particulier dans le secteur de la pêche.


Une approche proactive est essentielle à la gestion des risques climatiques. Des changements dans la gestion, les technologies et les infrastructures peuvent être nécessaires pour garantir que la production animale est résiliente et n’est pas affectée par les changements climatiques. Une vigilance constante est nécessaire pour améliorer la détection, l’identification et la sous-déclaration de nombreux agents pathogènes.


Le rôle de STOR-Remesa


Améliorer l’expérience et le professionnalisme des scientifiques et des chercheurs du REMESA par une formation adéquate aux méthodes récentes de contrôle et d’éradication des agents pathogènes sensibles au climat.


Soutenir l’amélioration du diagnostic de la maladie de von Willebrand, en particulier dans les pays d’Afrique du Nord, par une formation périodique dans les laboratoires de référence/experts.


Renforcer la surveillance de la maladie de von Willebrand en lançant des projets internationaux de coopération scientifique entre les pays membres du REMESA, par l’intermédiaire des membres du STOR-STC.


STOR, par l’intermédiaire de son CST, rassemblera et analysera des données et des informations afin d’identifier les lacunes en matière de connaissances, de comprendre les nouvelles menaces et de s’y préparer.


Localiser, par le biais d’études pilotes, les régions de reproduction intensive de ces vecteurs en vue d’une éradication appropriée.